• Saint Girons plage déserte

    Il est midi, dehors une pluie battante claque sur le goudron. Faut-il annuler la sortie? Toujours ce dilemme qui vient mettre le désordre dans mon esprit. Un petit coup d'oeil sur le station météo, les pressions remontent, c'est bon signe..... On y va. Mais combien serons-nous? " that is the question" .  La réponse je l'ai eu en arrivant au point de départ. Nous étions cinq à affronter le mauvais temps . Cinq à  vouloir croire qu'au bord de la mer il fera meilleur temps. Alors nous sommes partis.

    A Saint Girons la plage était totalement déserte... mais surveillée. En effet, nous avons eu la surprise de constater que le poste de secours était ouvert. Le drapeau jaune était hissé. Au bord de l'eau les fanions bleus délimitant la zone de baignade (10 m à peine) avaient un petit air incongru.

    Sur la plage, les grandes marées avaient lissé le sable. Pas la moindre trace d'un passage humain. Seuls quelques oiseaux marins qui nous regardaient avec méfiance et curiosité, avaient laissés sur la sable les empreintes étoilées de leurs fines pattes.

     Arrivés au bord de l'eau nous avons  bifurqué vers le nord, Il faisait doux avec une très légère brume, la marée basse dégageait une large bande de sable.Une impression étrange et agréable à la fois de solitude, de liberté, d'espace infini, et une envie de respirer à pleins poumons. Juste quelques gouttes, mais cette petite pluie s'est vite estompée.

    Un arbre, très certainement arraché par la fureur des eaux des rivières en crues et rejeté par l'océan, gisait sur le sable. Etrange destin pour ce géant dont la perte a été causée par l'élément indispensable à sa vie.

    Pendant une heure nous avons marché sur le sable, au bord de l'eau. Puis nous avons traversé la dune pour prendre le chemin du retour. Petite difficulté pour monter mais le plaisir de se laisser aller pour dévaler la pente de l'autre côté.

    Du haut de la dune le spectacle est magnifique. A l'ouest, l'océan bleu et ses vagues, à l'est, c'est un océan de verdure  formé par la cime des pins et qui ondule au gré des dunes aussi loin que porte le regard.

    Nous sommes revenus par la forêt. Un petit chemin qui sinue entre les pins au pied de la dune. Arbres tordus, noueux, déformés par les éléments composent parfois d'étranges spectacles. Comme ce pin qui pousse à l'horizontale, plié à 90° à sa sortie de terre. Puis plus loin de très belles galeries de verdure bordées d'arbousiers aux fruits naissants. La zone dunaire est un milieu assez hostile, sans terre, rien que du sable. Tout une  végétation spécifique y a trouvé sa place. Et comme nous sommes au printemps, il y a aussi des fleurs.

    Quelques photos valent bien mieux qu'une longue description aussi je vous quitte là pour vous laisser le loisir de les regarder.


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